À LA UNE
Petit chien offert à Suzanne Orts pour ses 18 ans le 12 avril 1945, au Kommando de Leipzig Shonefeld, à la veille des « marches de la mort ». Le chien est confectionné dans un morceau de rideau de défense passive et son collier est fait avec du fil de détonateur.
Don de Suzanne Orts, résistante arrêtée sur dénonciation et internée dans la citadelle de Perpignan. Elle est alors déportée à l’âge de 18 ans. D’abord envoyée à Neue Bremm, puis à Ravensbrück, elle doit par la suite rejoindre le kommando de Hasag-Leipsig, camp extérieur de Buchenwald et usine d’armement. Le 13 avril 1945, les SS vident le camp en raison de la progression des troupes alliées et elle vit ce qui a été qualifié de « marche de la mort ». Elle croise les troupes soviétiques et finit par passer en zone d’occupation américaine. Elle est rapatriée en France le 18 mai 1945.
HISTOIRE LOCALE
Eveline PEYRONEL 1914-2003
Archive privée Eveline PEYRONEL, née en 1914 à Marseille dans une famille aisée d’un père avocat maritime et d’une mère mathématicienne, entre en résistance par tradition familiale. En 1941, professeure d’anglais au Home Catalan à Font-Romeu (Pyrénées-Orientales), elle accepte, à la demande de son cousin Jacques MONOT, membre du mouvement Combat, de faire passer en Espagne deux [...]
LES OBJETS
Extraits de la collection
PRÉSENTATION THÉMATIQUE
Les Juifs dans l’Hérault 39-45. Résistance, sauvetage, déportation
Un parcours dédié à la mémoire de la Shoah.
Cet parcours est centré autour du vécu des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, avec comme point d’orgue un espace réaménagé sur le génocide, qui expose la différence entre internement politique et discrimination raciale.
L’exposition est basée sur les ressources locales, puis les replace dans le contexte général de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les thèmes abordés, les visiteurs peuvent entre autres s’informer sur les enfants cachés, les rafles de l’Hérault, et découvrir le portrait de Justes parmi les Nations.
L’idée derrière cette installation est de raconter l’histoire juive de la Seconde Guerre mondiale, sans la cantonner à la déportation, mais en retraçant aussi l’expérience de l’occupation et du maquis.
Ce parcours a été préparé avec le concours de l’Œuvre de Secours aux Enfants et le Mémorial de la Shoah.
LE FOND PHOTOGRAPHIQUE
